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 [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...

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MessageSujet: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   Mar 23 Oct - 17:53

Ghash Umbraam

Opiniâtre - Bon vivant - Confiant - Téméraire - Nigaud - Lent à la détente











Personnage

Nom: Ghash
Prénom: Umbraam
Surnom: dans une taverne, les badauds écœurés par sa présence murmureront des "orc" ou "peau verte". Qu'ils le voient à cheval, et ils se rient de lui en l'appelant le "Chevalier Orc". On se souvient de l'orc ivre de l'auberge. On ne vit plus pour raconter l'orc guerrier.
Age: Que voulez-vous qu'il en ait à faire ? Moins d'une trentaine d'années, disons.
Statut Marital : Célibataire.
Orientation : Hétéro.
Dieux favoris : Chaar et Shoÿ.
Ville de naissance: Il garde le lieu pour lui.
Signe astrologique : Le Guerrier.


Plus sur lui

Race : Orc.
Camp: Gualias.
Guilde: Lames.
Métier: Équarrisseur Mercenaire. Il tenta bien de se faire embauché dans une auberge, mais l'essai ne fut guère fructueux.
Alignement moral : Neutre.
Alignement éthique : Neutre.

Armes : une lance et un marteau de guerre.
Pouvoirs : la magie c'est pour les faibles même s'il est très résistant, Umbraam a néanmoins prit le temps d'acquérir le pouvoir Cicatrisation, qu'il a souvent l'occasion d'employer.



Une monture qu'il vaut mieux ne pas monter...

Espèce : ni plus ni moins qu'un cheval de trait.

Descriptif : il s'agit d'un étalon, massif, à la robe sombre. Une crinière emmêlée, deux yeux semblables à des puits sans fond, un large poitrail, ainsi que des sabots capable de broyer la tête d'un homme à terre. Incapable de réaliser des pointes de vitesse ahurissantes, mais endurant et pas craintif pour un sous.

Rencontre : Umbraam est un orc dont les revenus sont irréguliers, d'où une bourse souvent vide. Et même si par le plus grand des hasards elle se retrouvait pleine de quelques écussons, ceux-ci seraient aussitôt échangés contre diverses choppes d'hydromel, ou mis en jeu dans des jeux d'argent. Or, Umbraam est joueur. Et un excellent perdant. Accusé de bien des choses, mais jamais de tricherie : un tricheur ne perd pas coup sur coup ! Mais il y a eu ce jour, cette unique fois où il a gagné aux dés contre un vieux mercenaire dégarni, qui, après avoir bu plusieurs pintes et perdus tous ses écussons, avait misé sa monture. Et surprise ! Umbraam a gagné. Contrairement à l'habitude, la chance fut pour une fois au rendez-vous. Du moins c'est ce qu'il crut d'abord.

Imaginez cet orc à la carrure imposante, portant armure et peau, s'engager dans l'écurie dans un état d'ébriété somme toute raisonnable, avant d'atteindre le box concerné et de s'ébahir devant sa nouvelle possession. Il est vrai qu'il ne s'agit pas d'un étalon de course, mais plutôt d'une bête de trait. Mais peu importe, il est déjà surprenant qu'un orc s'improvise cavalier... Aussi s'avance-t-il doucement, susurrant tous les mots doux et idiots qui lui viennent à l'esprit, tendant la main vers la tête noire au regard paisible... Avant que ses doigts ne se retrouvent pris dans un étaux, vibrant de douleur. Il se dégage en jurant... Et frappe de son poing valide et ganté de métal la grosse tête du cheval. Celui-ci tressaille, le dévisage soudain d'un air mauvais, les oreilles rabattues... Et se cabre, l'envoyant cogner comme une vulgaire poupée de chiffon dans un mur proche. Umbraam s'affaisse dans un bruit de ferraille. Étourdi, l'orc parvient tout juste à éviter de se faire piétiner par le cheval en furie. Il avait cru en une soudaine bon fortune, loin s'en faut ! Reprenant son souffle à une distance respectueuse du cheval, il finit par se relever, s'approche, prudent, sous le regard vigilant de sa "monture"... Et se saisit des rênes, tirant dessus brusquement. Le cheval tente de se dégager, mais Umbraam s'accroche, jouant sur sa force pour le tenir, et parvient entre deux ruades à se hisser sur son dos... Pour ne plus que s'accrocher comme il peut tandis que l'animal, à force de coups, parvient à se détacher, et file vers la sortie. Une fois à l'extérieur, il rue, secouant en tout sens son cavalier, qui lâche... Et atterrit quelques mètres plus loin, avant de se relever prestement en entendant le cheval lui foncer dessus.

Ainsi se déroula la rencontre entre Umbraam et Farceur, qui se solda pour le premier par plusieurs côtes fêlées, et pour le second par une méchante plaie à la tête, qui cicatrisa par la suite. Point de lien d'entente amicale ou quoi que ce soit entre ces deux êtres. Ceux-ci se supportent, la monture ne manquant pas de se jouer de son cavalier, en le poussant alors qu'il se soulage dans les bois par exemple, ou en le mordant si l'envie lui prend de le faire. Néanmoins l'orc peut faire confiance à cet animal pour se montrer encore plus agressif, car cela est possible, envers toute autre personne qui tenterait de le monter. Parfois se demande-t-il même quel instinct de survie Farceur peut bien posséder, quand il le surprend à faire volontiers volte face pour s'en prendre aux loups qui lui collent au train. Cependant, cet état d'esprit particulier se révèle bien utile au combat, où cavalier et monture semblent enfin ne faire qu'un, fonçant dans la mêlée, Umbraam perçant armure et corps de sa lance, Farceur piétinant tout malheureux ayant la mauvaise idée de se trouver sous ses sabots. Puis le temps du voyage revient, et bien qu'il ait l'habitude de monter la bête, Umbraam n'en demeure pas moins orc et piètre cavalier. Sur de longues distances, il s'accroche de son mieux à Farceur, mais sur de plus courtes, il ne rechigne pas à marcher aux côtés du cheval, en lui tenant fermement les rênes. Un maître équestre le lui rapprocha un jour, s'inquiétant des dégâts occasionnés à la mâchoire de l'équidé. Umbraam acquiesça, lui donna les rênes afin que lui soit montrée la bonne méthode... Et rit tout son saoul quand le maître réalisa le bon état de marche de la mâchoire de Farceur, qui se fit une joie de lui en faire la démonstration. On ne put plus en dire autant de la main du maître après cela.



Caractère

Ainsi donc, la voix de l'orc vous insupporte, je gage ? Lui qui boit comme un trou, riant à la moindre blague de ses voisins, qu'elle soit bonne ou mauvaise, et en vient à chanter des chansons paillardes à vous faire rougir pucelles et nobles seigneurs, alors que vous appréciiez tant le timbre chantant du barde, et non pas le bruit rocailleux qui s'extirpe de la gorge de cette créature. Et qu'il conserve sa bonne humeur alors que ses écussons disparaissent à chaque jeu de dés vous insupporte, vous qui aimeriez tant qu'il aille se faire oublier pour cuver son alcool... Mais je vous conseille fortement de ranger cette arme que je vous vois sortir. Un de vos prédécesseur s'y est risqué pour tenter de l'égorger. L'orc s'est simplement saisi de son poignet alors que le bout de la lame lui titillait la glotte, lui demandant, hilare, de se détendre pour boire un verre avec lui. Quand finalement, après de longues minutes où l'individu lui a attribué de nombreux noms odieux, il comprit que l'importun n'en ferait rien, et lui écrasa le fascié contre la table, brisant cette dernière, faisant jurer joueurs et aubergiste. Il s'excusa auprès des premiers, dédommagea le second avec les écussons qui lui restaient puis partit sans qu'un seul écusson demeure dans sa bourse. Si je le connais ? Point du tout, mais contrairement à vous, j'ai pris le temps de partager son hydromel, et ait même parcouru quelques lieues avec lui. Il fit parti de mon convoi durant quelques jours. Je ne le vis jamais énervé, tout au plus grognon quand une gueule de bois particulièrement tenace lui martela le crâne toute une journée. Bien sûr, il reste orc, et quand survinrent des bandits, ce fut hurlant qu'il se jeta sur eux, malgré les appels à la discipline du chef du convoi. Les autres gardes profitèrent de la pagaille qu'il sema dans la bande, et à notre plus grande surprise, nous le retrouvâmes entier. De belles cicatrices en perspective, mais bien vivant, et ravi de l'aventure.



Physique

Que ces dames ne s'attendent pas au canon de la beauté masculine qui leur est coutumier, à moins qu'elles n'éprouvent un faible pour la peau épaisse et verte des orcs, leurs défenses proéminentes, leur nez haut, large et écrasé, leur yeux noirs enfoncés sous des arcades sourcilières marquées qui leur donnent toujours l'air enragé... bref, si cela leur convient, il est possible qu'elles apprécient Umbraam. Non, soyons raisonnable, ne forçons pas le trait. Le visage semble un peu plus humain que cette description, bien qu'indéniablement orc, et on le voit plus souvent riant à s'en faire exploser la panse que renfrogné. Bon, pour la stature par contre, c'est une autre histoire : non loin des deux mètres dix et, bien que moins large que les plus imposants de ses congénères, il dépasse sans honte aucune un colosse humain lambda en terme de muscle, d'épaisseur et surtout, en terme de peau, de la couleur des feuilles desséchés lors d'une canicule et difficile à percer. Il est d'ailleurs fort amusant de voir la figure de ses détracteurs quand, après l'avoir sous-estimé en le voyant affalé, seul et saoul, à une table, ne manquant pas de lui chercher des noises, réalisent soudain quelle est sa taille réelle une fois levé, et sa force dont la monstruosité n'est en rien diminuée par l'alcool. Pour en revenir à l'orc donc... On peut lui reconnaître une certaine crinière, filant au vent quand sa monture consent à remplir son rôle. S'il a prévu d'être à cheval, il sera armé d'une longue lance, tandis qu'au sol il usera d'un marteau à deux mains comme un poupon agite son jouet en bois. Que les aubergistes et autres habitants coutumiers des tavernes, dont il fait parti, se rassurent, en ce genre de lieu il n’emploie au mieux que ses deux poings ou sa tête. Ses épaules et bras sont revêtus d'acier, de même que ses jambes, néanmoins parfois agrémentées de peaux ou de fourrures.


Histoire


/!\ Scènes violentes /!\


Il naquit orc, telle est la réalité. Rustre et barbare, d'après les autres peuplades. Sans doute pas aussi vif d'esprit, sans doute pas aussi propre... Mais il lui semble être plus qu'un vulgaire animal idiot, impression que lui donnèrent, au début de ses voyages, les regards qu'on posait sur lui. Quitter le camp pour devenir adulte, connaître autre chose que les mêmes montagnes, les mêmes cascades, les mêmes tâches à réaliser chaque jour. Bien sûr que vivre en famille était plaisant ! Se battre entre frères et sœurs, chasser ensemble... Il s'y était senti bien, mais l'envie lui était venu de quitter un peu ce cocon. Et pour changer, ça, sa vie avait changer. Tout d'abord simple errant, il avait penser gagner sa croûte. Mais... Qu'il se montre, et les rires s'arrêtaient, les têtes se tournaient, et que de murmures se faisaient entendre dans son dos ! Et souvent, on lui répondait : "Non. Y a plus de place. Pas besoin." Et toujours il repartait avec cette impression que ces réponses défavorables étaient en grande partie dues à sa race...

Cette impression fût confirmée par les diverses insultes auxquelles il eut droit, un jour qu'il se posait en simple client dans une auberge. Lorsqu'il réalisa qu'un ivrogne avait traité sa génitrice de "truie", il ne put s’empêcher de le dévisager avant de partir d'un grand éclat de rire. Truie ! Quel étrange mot que celui-la pour désigner cette orc à la force sans pareille, qui avait su gérer d'une main de fer une fratrie de quatre garnements, femelles et mâles mêlés, leur apprenant l'art du combat et de la survie jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge adulte. Et cela sans en perdre un seul ! Comparer le physique du comique à celui de sa mère ne fit que faire rire Umbraam plus encore, l'ivrogne étant aussi gras et laid que la femelle orc était puissante et magnifique dans chacun de ses gestes. Et l'orc était toujours hilare quand l'humain, prenant mal son rire et hardi par l'alcool, se jeta sur lui. Umbraam l'étendit d'un revers négligeant, avant de demander deux chopes d'hydromel pour lui et son nouvel "ami" qui, une fois réveillé, oublia toute idée hostile sous l'effet du brûlant breuvage.

Si l'orc n'avait que faire des quolibets qui lui étaient à loisir distribuer, le problème demeurait qu'il ne trouvait pas d'emploi. La solution ne se présenta à lui qu'après plusieurs mois de recherche où il vécut de la chasse et de rares besognes. Cela se fit simplement, résultat de la rencontre d'individus possédant un objectif semblable, qui dans ce cas-ci était le suivant : l'argent. Et c'est suite à une simple rencontre qu'Umbraam devint bandit, sa stature en imposant aux voyageurs qui se révélaient alors beaucoup plus enclin à "offrir" tous leurs biens. Avoir l'air "méchant, enragé et assoiffé de sang" était sa tâche. Aussi se contentait-il de froncer les sourcils, bras croisés, en exhibant défenses et canines. Qu'un garde fasse montre de zèle et, au mieux il se prenait une beigne magistrale, au pire quelques flèches ou un coup de marteau envoyaient son âme à Zéléra, mais ces cas étaient rares et l'orc ne s'en portait pas plus mal. Il appréciait ses compagnons, les soirs autour d'un bon feu à se rêver des acquisitions qui pourraient se réaliser grâce au butin amassé; les bonnes blagues de Galwyth le nain dont les mains frétillaient quand elles touchaient de l'or; les taquineries vis à vis de Rémyr, l'humain le plus pieux qu'Umbraam ait jamais rencontré, qui priait chaque divinité au moins une fois par jour, sans pour autant se gêner pour s'emparer des biens d'autrui; ou encore de la lyre mélancolique du drow Demyendel, bien que les bandits réclamèrent plus souvent des chansons ayant pour sujet de belles femmes plantureuses que de gentilles rencontres au clair de lune. La vie lui semblait simple, et l'argent s'acquérait aisément. Au fil du temps, il y eut d'autres rencontres, d'autres individus rejoignirent la bande, se faisant une place au sein du groupe. Et sans qu'Umbraam n'en prenne vraiment conscience, l'ambition des siens grandit avec leur nombre, le jour venant où attaquer les voyageurs ne leur convint plus...

La course de l'astre lunaire débutait, tout juste dépassant les frondaisons, noyant le village dans une lumière spectrale et des ombres blêmes... Mais se reflétant sur le métal des armures et des lames. Ayant jusque là cherché à atteindre l'orée de la clairière sans éveiller l'attention des villageois, les bandits ne firent plus montre de discrétion, et s'élancèrent, armes aux poings. Ce n'est qu'en atteignant les premières petites maisons qu'ils se mirent à hurler, pétrifiant les habitants dans leur lit. Les portes furent défoncées, deux hommes armés pénétrant dans chacune des habitations. Bientôt s'élevèrent les cris de terreur tandis que l'on fouillait coffre, armoire, chaque recoin pouvant dissimuler le moindre objet de valeur. Umbraam ne participait pas à la mise à sac, demeurant à l'extérieur, son souffle formant de petits nuages blancs dans l'air nocturne, simple spectateur ne devant agir que si une poche de résistance se formait. Cela était la première fois que lui et ses compagnons s'en prenaient à un village, délester les voyageurs les ayant jusque là contenter. Mais cette cible isolée avait attiré l'attention du chef du groupe.

Lui parvinrent les cris d'allégresse des siens, qui devaient trouver matière à se réjouir. Aussi, jugeant la situation sous contrôle, se permit-il de pénétrer dans l'une des maisons proches. La lumière y était faible, quelques braises finissant de se consumer dans une cheminée. Enjambant le corps d'un homme qui avait sans doute tenté de protéger sa demeure, alors qu'il aurait suffi qu'il s'en abstienne pour avoir la vie sauve, Umbraam s'avança, indifférent à l'odeur du sang. Les lieux avaient bien été saccagés, les meubles étant renversés, un de ses compagnon, ne prêtant pas attention à sa présence continuant la fouille, mais... Un bruit lui parvint, qui lui parut incongru dans cette situation. Il atteignit ce qui devait être la chambre à couché, des cris s'en échappant. S’arrêtant nette à l'entrée, il embrassa du regard la scène qui s'offrait à lui : un nourrisson hurlait, délaissé sur le sol de pierre, tandis qu'un homme besognait celle qui devait être sa mère, gémissante, sur le lit parental. Umbraam resta un instant perplexe.

"- Rémyr ?"

Surpris, l'homme perdit le rythme, et se retourna en lançant un regard furibond à l'intrus.

"- Tu veux te la faire aussi ?
- Je suis d'avis qu'elle est pas d'accord."

Cette parole resta un instant en suspens, avant que l'humain n'éclate de rire.

"- Elle est bien bonne celle-la ! Non vraiment, si t'es tenté, tu peux attendre que j'ai fini au moins ?
- Prier Chaar te va pas. Laisses-la maintenant.
- Attends un peu, peau verte, qu'est-ce que tu me chantes là ?"

L'expression qui se peignit sur le visage d'Umbraam sembla le prendre au dépourvu.

"- Non mais tu plaisantes ! Fait deux mois que j'ai pas touché une femme. Je vais pas me gêner mon vieux !"

L'orc sonda un instant le regard humain, y cherchant un signe qui démentirait ces parole. Le père était mort en bas, la maison était pillée, la femme demeurait prostrée sur le lit, son enfant continuait de l'appeler en vain... Et le violeur le regardait, goguenard, attendant qu'il veuille bien quitter les lieux pour reprendre sa besogne. Sans qu'il parvienne vraiment à dire pourquoi, Umbraan se sentit perdu. Rémyr ne l'amusait plus, il n'était plus pour lui un bon compagnon de route. Non, quelque chose n'allait pas. Il tendit la main, voulant tirer l'humain en arrière. Celui-ci refusa, se dégageant vivement, son visage n'exprimant plus que colère. Alors l'autre main de l'orc prit son essor, et le marteau pulvérisa le crâne du pieux homme. Son cadavre s'affaissa soudain sur la femme en pleur, dont le cri se joignit à celui du bébé, et vrilla le crâne d'Umbraan. Il continua de l'entendre tandis qu'il sortait. Percevant des bruits de pas, il se retourna et surprit l'autre compère en train de le charger, après avoir trouvé Rémyr mort dans la chambre. Umbraam crut se rappeler qu'il adorait raconter des histoires sur sa cité natale, qui était... Il n'y aurait plus d'histoire, comme le conteur n'avait plus de mâchoire, celle-ci lui étant arrachée par le coup que lui porta l'orc.

Umbraam ne réfléchissait plus guère, sa vision étant comme obstruée, floue, rougie par le sang qu'il avait l'impression de voir ruisseler tout autour de lui. L'attaque ne se déroulait pas telle qu'il l'avait prévu. Les règles avaient été changées, et seul lui semblait ne pas être au courant de ce changement. Il ne se sentait pas trahi, non. Juste... Il ne considérait plus les autres comme ses compagnons, qui n'étaient plus pour lui que des êtres abjectes. Là était la limite qu'il s'était fixé : tué un homme s'attaquant à lui, oui, mais les femmes et les enfants... Certaines bâtisses commençaient à brûler. Il pénétra l'une des plus proches, y trouva une autre scène de carnage. Tua les bandits présents. Une autre maison. Il y trouva Galwyth qui, après avoir éventré les maîtres des lieux, vérifiait la valeur de l'or trouvé. De nain, il passa à nain sans tête, Umbraam la lui mi-enfonçant mi-écrasant dans les épaules à l'aide de son marteau. Plus loin ce fut Demyendel, qui semblait apprécier d'écorcher vif les humanoïdes. Concentré sur le visage d'une jeune fille, il fut pris par surprise par le coup qui lui brisa la colonne vertébrale. Ses doigts n'effleureraient plus les cordes de sa lyre...
Dans sa furie, Umbraam prit néanmoins conscience que, sortant d'une des habitations en flamme, abruti par les fumées qu'il avait inhalé, il tomba nez à nez avec plusieurs des survivants, armes au poing.

"- Qu'est-ce qui te prend Umbraam !? lui fut-il crié."

Mais il avala ce cri par un hurlement bestial, chargeant le marteau levé ses anciens compagnons qui, bien qu'hésitant tout d'abord, lui rendirent bien vite coup sur coup après qu'il ait défoncé le crâne des deux plus avancés. Son marteau de guerre volait, ses muscles lui cuisaient mais il n'en avait cure. Il voyait rouge, et voulait les voir morts, morts, morts. Faux sur toute la ligne, des cadavres inutiles, et il l'avait compris trop tard... Il se perdit dans sa fureur guerrière, n'écoutant plus que l'appel du sang, du sang de ses ennemis, de son sang qu'ils faisaient couler à flot. Une épée lui transperça le flanc, une masse lui écrasa l'épaule, de multiples estafilades apparurent sur chaque parcelle de sa peau, et bientôt il ne fut plus qu'un être ruisselant de sang et de rage, dont le hurlement ne faisait qu'écho à celui qui lui vrillait le crâne. De la douleur, de l'horreur, des morts, des morts...

Ces évènement prirent fin dans le courant de la nuit. Les volutes de fumée qui se dégageaient des bâtiments en feu attirèrent l'attention d'une patrouille qui, bribes abattues, galopa jusqu'à l'aube pour atteindre les lieux. La moitié des maisons continuaient de flamber, et seul le crépitement des flammes se faisait encore entendre. Pénétrant dans le village, les soldats s'organisèrent, certains cherchant d'éventuels survivants à l'intérieur des maisons, les autres continuant leur progression... Ils firent stopper net leurs montures devant le spectacle d'une silhouette agenouillée, couverte de sang et aux éléments d'armures cabossés, qu'une dizaine de cadavres ravagés cernait. Prudents, il préférèrent dégainer, avant d'encercler la zone de combat, ne sachant si l'individu était vivant, et encore capable de se battre. Au bout d'un instant, se sentant peut-être entouré par autre chose que des chairs mortes, la créature releva la tête, révélant son visage qui, bien que barbouillé de sang coagulé, n'en restait pas moins caractéristique par ses deux défenses saillantes. Un mince filet de voix s'extirpa de ses lèvres explosées :

"- Qui vous êtes ?"

Les soldats ne répondirent pas sur le champ, mais le capitaine finit par faire s'avancer son cheval d'un pas, avant de s'exclamer :

"- Des Lames au service de l'Empire. Et toi, qui es-tu donc ? Que fais-tu ici ?"

La question parut idiote à Umbraam, qui baissa la tête en rigolant, chaque inspiration ravivant la plaie qu'était son corps. Ce qu'il faisait là ! Piller, faire une erreur, tuer ses camarades... Ah ! Et se vider de tout fluide vital aussi. Du moins, c'est l'impression qu'il en avait. Son marteau devait trainer sous l'un des corps... Sûrement celui dont la tête d'acier avait défoncé la cage thoracique, s'y enfonçant tant qu'il ne se rappelait plus l'en avoir extraite. Son attention fut attirée par un autre gars en armure qui rappliqua.

"- Capitaine, on a trouvé des survivants ... !"

Avant de tirer brusquement sur ses rènes en voyant l'individu cerné.

"- Capitaine..."

La tension augmenta d'un cran quand l'orc se remit, vaille que vaille sur ses jambes, adressant un franc sourire au nouveau venu.

"- Y en a encore des vivants ? C'est une bonne nouvelle. Des Lames que tu dis ? Vous protégez c'est ça ? J'aime bien l'idée. Si vous pouviez me mettre rapidement au trou..."

Il reprit son souffle un instant, ne prêtant pas attention au regard tantôt consterné, tantôt stupéfait, que lui adressaient les soldats.

"- J'apprécierais. Comme ça je m'y repose quelques mois, et quand j'en sors, je serais en état de vous rejoindre."

Avec des Lames au service de l'Empire, Umbraam pensait avoir une garantie de ne plus emprunter une mauvaise voie. Par Shoÿ ! Combattre était une bonne chose, mais le massacre d'innocent ne lui plaisait pas du tout. Heureusement que y en avait qui s'en était sortis, sinon... Sinon il ne savait trop quoi, mais il ne se serait senti pas bien après cela. Enfin, encore moins bien qu'il se sentait maintenant. Quelques os fêlés, un trou dans la hanche, voir peut-être l'épaule déboitée... Une fois remis, il gagnerait correctement sa paye, et en profiterait pour se saouler un bon coup. Le sourire qu'il adressa aux soldats tira sur ses chairs endolories.

"- Quand vous voulez pour vous décider, mais je commence un peu à être fatigué moi."




Hors RPG

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Dernière édition par Umbraam Ghash le Mer 24 Oct - 19:48, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   Mar 23 Oct - 19:13

Je sais qui tu es et tu me plais *__* Enfin je crois xD

Bienvenue parmi nous, bon courage pour ta fifiche ceci dit ^^

_________________
«Regard insensible. Lame silencieuse transperçant les corps »
par Celindra Sylvaris
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MessageSujet: Re: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   Mar 23 Oct - 20:07

Bienvenu et bonne chance avec la fiche (=
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MessageSujet: Re: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   Mar 23 Oct - 20:17

Welcome here, et bon courage pour terminouiller ta fiche. :3
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MessageSujet: Re: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   Mar 23 Oct - 21:26

El... Non, j'ai rien dit^^ J'adore ton perso et rebienvenue!
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MessageSujet: Re: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   Mer 24 Oct - 1:03

Tsss tsss Eindrel, et le suspence alors ;P ? Le mystère de la chose ?

Bref, merci pour l'accueil o/ ! Il me semble avoir fini l'histoire, et avoir complété le reste. Je corrigerai mes fautes quand j'en aurais le temps, pour le moment je me retire. A vous de me dire si l'histoire n'est pas trop... Tirée par les cheveux ^^. Elle te va comme histoire Calisto xD ?

A bientôt (je l'espère) en RP !
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MessageSujet: Re: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   Mer 24 Oct - 6:01

Re-Bienvenue ! o/
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MessageSujet: Re: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   Mer 24 Oct - 9:55

Ma foi c'est une très belle fiche et j'ai pris grand plaisir à la lire ! Je ne trouve pas grand chose à ajouter de plus, j'ai repéré seulement deux fautes que tu corrigeras aisément en te relisant, maisrien debien grave de toute façon, cela n'empêche pas ta validation !

Un admin passera te mettre la couleur. o/
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MessageSujet: Re: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   Mer 24 Oct - 19:43

Un lame <3

Très belle fiche en tout cas =)
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MessageSujet: Re: [Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...   

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[Terminée] Umbraam Ghash - Une drôle de Lame, parait-il...

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