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 Une autre histoire, monsieur le Barde ?

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MessageSujet: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Mar 9 Oct - 16:41


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Brèche. Cela faisait plusieurs fois qu’il revenait dans cette ville pour s’y poser un peu et se reposer de son long périple. Il fallait dire qu’il était quasiment impossible de passer à travers Brécheuse sans passer par cette ville qui la surplombait littéralement et puis cela valait quand même mieux que dormir à la belle étoile même si Aidan était assez féru de cet exercice, sauf, comme dans le cas présent, où le temps était menaçant et ne garantissait pas de passer une nuit entière au sec. Dormir sous la pluie n’avait rien d’agréable, sauf si l’on avait un toit correct à interposer entre soi et l’eau et même si le barde n’avait rien contre la pluie lorsqu’il marchait – il était d’ailleurs capable d’abattre des kilomètres entiers sous une pluie battante – la perspective de rester immobile sous l’eau tombante n’était pas plus alléchante que ça. Comme quoi, les goûts et les couleurs dépendaient aussi fortement des situations. Quoiqu’il en soit, c’était ce soir à Brèche qu’il dormirait, mais pas sans avoir repéré une petite taverne sympathique où il pourrait exercer son art de la narration. Être barde permettait de se remplir un peu les poches à chaque fois que l’on s’arrêtait dans un lieu assez peuplé et Aidan ne faisait pas exception à la règle. Sans chercher à arnaquer les gens, il fallait bien qu’il vive et, hélas, on n’achetait pas encore son pain avec quelques belles histoires, aussi fallait-il encore compter sur la générosité des gens, plus encore si on appréciait dormir au sec. Mais l’aubergiste avait été suffisamment généreux pour lui offrir le droit de se produire dans sa grand-salle, aussi, si les soifards n’étaient pas trop pingres ce soir, il pourrait remplir sa bourse et continuer tranquillement son voyage dans les jours à venir. Les chemins étaient encore longs à arpenter et il avait encore beaucoup de route devant lui. Surement beaucoup trop pour pouvoir un jour dire qu’il les avait toutes parcourues.

D’ailleurs, l’auberge l’écoutait, du moins dans son ensemble d’hommes et de femmes qui étaient venus boire un verre dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Quelques poivrots avaient déjà trop picolé pour réellement écouter ce qui se racontait près de la cheminée, mais, pour les autres, l’ouïe était au rendez-vous. Le Barde avait décidé de raconter l’histoire d’une femme, qui, après avoir été mariée de force à un homme qu’elle n’aimait guère, finissait par trouver en elle le courage de le tuer et de partir sur les chemins en quête de ce qu’elle avait toujours rêvé : l’aventure. L’histoire n’était pas forcément heureuse ou triste, mais elle relatait, selon les dires du Djinn qui contait l’histoire, la destinée de Salandrä, une elfe dont la légende s’était ancrée dans ces terres. Une archère, furtive et efficace, qui, dit-on, ne manquait jamais sa cible, même à plus de cent pas, et était capable de faire mouche sur une proie mobile à coup sûr. Certains la voyaient comme une sorcière, manipulant son arc comme elle manipulait la magie, domptant le vent pour porter ses flèches et manipulant les potions les plus sordides pour en imprégner ses pointes. On poussait parfois même la légende avec une histoire de pacte avec le Dieu du Chaos Chaar. Toutefois, Aidan se contentait de démentir de telles allégations qui restaient non prouvées et vantait plutôt les mérites d’une femme qui s’était libérée du joug d’un homme dément et possessif pour finalement, ne vivre que comme elle le souhaitait, sans être asservie. Ses exploits étaient impressionnants et nombreux. Le Barde passa en revue nombre d’entre eux et s’attarda sur une bataille à laquelle elle aurait participé, par erreur, tombant sur le champ de bataille par hasard, et à laquelle elle aurait mis un terme toute seule en décimant les deux armées. Beaucoup s’accordent à dire qu’il s’agit d’un mensonge mais le Djinn se rendit intéressant en précisant qu’il connaissait la véritable histoire de cette bataille.

Une fois l’attention de son auditoire à son climax, il poursuivit. Précisant qu’il tenait cette histoire d’un homme qui avait accompagné la Rôdeuse Sombre lors de ses pérégrinations de par le monde. Car oui, elle ne voyageait pas seule mais au sein d’une petite troupe qui s’était regroupée autour d’elle. Des voyageurs anonymes, ou presque, qui se contentaient de se frayer un passage sur les chemins. Ni bons, ni mauvais, juste intéressés à eux-mêmes et rien de plus. Et c’est cette petite troupe qui, forte de son expérience de mort, avait décidé de faire pleuvoir la mort sur les armées qui s’affrontaient. Ils n’avaient aucune idée de qui était qui et voulaient simplement se frayer un chemin pour avancer. Bien entendu, ils ne tuèrent pas tout le monde, sans quoi personne n’aurait eu vent de ce haut-fait, mais devant les pertes subies, chacun des généraux avait décidé de battre en retraite sans réellement comprendre d’où venait ce revirement de force de l’ennemi. Aidan insista alors encore sur la légende de Salandrä, donnant quelques anecdotes croustillantes à son sujet et à sa façon de traiter les hommes qui s’approchaient trop près d’elle et évoqua une possible liaison avec une jeune femme qu’elle aurait prise sous son aile et qui devait, elle aussi, être promise à un mari qu’elle ne connaissait guère. Et ainsi fut narrée l’histoire de Salandrä la Rodeuse Sombre, laissant dans les esprits beaucoup de place à l’imagination sur ce qu’avait pu devenir cette femme et sur tout ce qu’elle avait pu faire de sa vie. Laissant les badauds à leur vinasse, il les encouragea à laisser une petite piécette si l’histoire leur avait plu puis une fois sa petite moisson faite, il se dirigea vers une table avant de commander une chope de lait de chèvre que l’aubergiste lui offrit de bon cœur. Aquilon, qui s’était allongé près du feu, s’était étiré et se dirigeait vers la table d’un air nonchalant, attirant le regard des badauds encore tout entiers, pour la plupart, à l’histoire et à leur imaginaire qui travaillait plus que d’ordinaire, leur offrant des images qui étaient, apparemment, plus qu’alléchantes pour eux.


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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Mer 10 Oct - 13:35


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Un bruissement de feuilles. Un éclair noir, puis une cape. Un soupir. Brèche.
Celindra regarda furtivement derrière elle, afin de vérifier qu'elle avait semé ses "adversaires". Ce n'était pas le premier qui la pourchassait cette semaine, et la jeune femme commençait à croire qu'elle était la cible principale des chasseurs de primes. Cependant, elle n'était pas dupe, et c'est ainsi qu'elle avait pu échapper à leur embuscade, il y a deux jours de cela.
Alors qu'elle s'était réveillée de très bon matin, la jeune femme s'est vue encerclée par trois hommes très peu armée. Préférant ne pas s'en débarrasser, pour une fois, elle réussit à s'esquiver, mais fut ainsi pourchassée toute la journée. Celindra était complètement fatiguée, mais devait absolument rejoindre une auberge au plus vite. Et la plus proche était celle de Brèche. Resserrant sa longue cape autour d'elle, elle s'empressa de mettre sa capuche, et de marcher d'un bon pas en direction de la ville. La Drow connaissait la ville comme sa poche, et savait ainsi y rentrer en évitant tout témoins... La cité était plutôt bien gardée, et si elle ne voulait pas d'ennui, la discrétion serait de mise ! Evitant tout coin un peu trop peuplée, et préférant les zones d'ombres, Celindra vagabonda plus d'une heure, avant de se rendre à l'auberge. Ne commandant rien, elle s'assit dans un coin de l'auberge afin de pouvoir avoir une vue imprenable sur tout le monde. Gardant sa tête bien cachée, elle vit des tas d'hommes au bar, accumulant les choppes de bière, ainsi que les ardoises, ne tenant plus debout, et cherchant une quelconque femme de bonne compagnie.
Esquissant un faible sourire, elle détourna une nouvelle fois le regard, avant d'apercevoir une personne réserver une chambre pour la nuit. Elle-même devrait en faire autant, mais elle craignait que les hommes à ses trousses ne finissent par la rejoindre. Mais la tentation d'avoir un endroit pour soi, ne serait-ce que pour une soirée, était trop tentante. Elle se leva, et se dirigea vers l'aubergiste, demandant ainsi une chambre pour la nuit. Au moins, la jeune femme serait tranquillement installée pour la nuit.
Cependant, un barde fit son apparition, et Celindra lui jeta un coup d'oeil intéressé.
Celui-ci se mit à narrer une histoire qu'elle connaissait bien: celle de Salandrä. Une elfe d'exception, pour sûr ! Mais elle était aussi une elfe libre. Libre, et réalisant son rêve le plus fou.
Tandis que le barde contait son histoire, la jeune elfe réfléchissait sur sa propre existence. Elle-même, avait-elle un rêve ? Désirait-elle quelque chose? Elle ne connaissait pas a famille, mais cela lui importait peu à présent. Dans ce monde, elle n'était rien, à part une simple femme, cherchant refuge dans la douleur et le sang. Celindra comprenait cette femme légendaire. Après tout, les hommes n'étaient que trop possessifs, de vrais barbares. Ils ne pensaient qu'à assouvir leur soif de pouvoir, ainsi que leurs besoins primaires. C'est pour cela qu'elle voyageait seule, préférant cela à la compagnie de gens inutiles, aux rêves impossibles. Le barde continuait de relater l'univers de Salandrä, et si Celindra l'écoutait, ses pensées tourbillonnaient. Elle ne s'apparentait pas à cette légende, loin de là, mais cela la faisait réfléchir sur elle-même, chose qu'elle ne faisait plus. Après tout, à quoi bon vivre lorsqu'on ne se trouve aucune utilité?
Le conteur s'arrêta au bout de quelques temps, et si ce dernier s'accouda au bar, Celindra continuait de fixer l'endroit où il siégeait quelques instants plus tôt. Se rendant compte qu'il avait accaparé toute son attention, elle hésita à aller le voir. Aller le voir pour quoi ? Pour le remercier ? Mais de quoi ? Après tout, Celindra ne remerciait personne. La nécromancienne n'écoutait qu'elle-même, et elle se considérait comme supérieure à tout autre mortel. Mais ses jambes bougèrent de leur propre gré, et la jeune elfe se retrouva aux cotés du Barde. Elle sourit, faisant toujours attention à ne pas dévoiler son identité, sortit quelques écussons de sa poche, et les posèrent en face du Barde, sans le regarder. Un sourire narquois sur les lèvres, Celindra s'adressa à l'homme avec un ton flatteur mais hautain.


"Vous avez un sacré talent, et celui-ci devrait être récompensé comme il se doit, monsieur le Conteur."

N'esquissant aucun mouvement, elle jeta un regard furtif vers l'aubergiste. Il ne fallait surtout pas que l'on s'aperçoive de sa présence, sinon elle ne dormirait probablement pas de la nuit... Après tout, ce n'était pas de tout repos une vie de fugitive...


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HRP : J'espère que ca ira pour un premier RP ^^'''
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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Jeu 11 Oct - 16:35


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Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Raconter une histoire n’était pas quelque chose d’aisé et, maintenant qu’il avait terminé, Aidan se sentit pris d’une petite fatigue qui passerait bien vite, comme toujours, mais qu’il appréciait généralement en profitant d’un petit « repos » bien mérité autour d’une chope de lait. Cela avait également le don de rafraichir sa gorge pour ne pas trop malmener sa voix dont il devait prendre tout de même soin. Se retrouver un jour sans voix ne serait pas pratique pour le conteur qu’il était. Heureusement, ce n’était pas encore arrivé et, avec un peu de chance, il n’aurait pas à souffrir de ce mal tant qu’il ferait attention à ne pas forcer sur ses capacités. Quoiqu’il en soit, attablé seul, il profitait de l’ambiance qui reprenait petit à petit dans la taverne. Les clients semblaient discuter entre eux de la légende qu’il venait de leur conter et tentaient apparemment de présenter leur vision des choses avec leurs camarades, notamment sur des sujets plus ou moins rupins. Apparemment, certains hommes avaient l’imagination fertile et cherchaient à se faire une idée de Salandrä, d’une manière plus physique qu’il ne l’aurait pensé. Décidément, certains restaient incorrigibles. Enfin, il n’était pas rare que quelques mâles en rut désirent des précisions plus édulcorées sur certaines légendes mais il n’avait jamais donné dans ce genre de récits et se contentait généralement de les envoyer bouler élégamment en leur expliquant qu’il y avait d’autres professions pour satisfaire leurs besoins primaires Aquilon vint alors le rejoindre tandis qu’il lampait une gorgée de lait de chèvre, bondissant sur la table et venant se frotter à son bras en ronronnant. Il était dégageait encore une partie de la chaleur qu’il avait emmagasinée auprès de la cheminée. C’était d’ailleurs une sensation plus qu’agréable et le barde se prit à caresser son fidèle matou d’une main distraite tout en restant un peu perdu dans ses pensées, sans faire vraiment attention à la malice de son comparse qui glissait quelques coups de langue dans la chope encore pleine.

Habitué à ce genre de manège, Aidan n’était pas farouche envers son compagnon à poils qui, finalement, lui apportait une compagnie fort agréable malgré ses petits travers taquins propres à son espèce. Les chats étaient toujours assez joueurs dans la moyenne et cet Ocelot n’échappait pas à la règle. Tandis qu’il se perdait dans des songes qui ne regardaient que lui, bercés par le brouhaha constant que constituait la grande salle, il ne vit pas approcher la forme encapuchonnée qui se dirigeait vers lui et ce n’est que lorsque quelques écussons furent déposés sur la table qu’il revint brusquement à la réalité, relevant la tête vers l’origine de cette « perturbation ». Aquilon, qui lui n’avait eu aucun mal à voir venir l’inconnu s’était sans mal mis sur le côté afin de tranquillement s’installer, tel un sphinx, sur le bord de la table. Malgré la capuche, le Djinn remarqua le sourire qui s’était esquissé sur cette partie de visage qui semblait appartenir à une femme mais dont il n’aurait pu être certain si elle n’avait prononcé quelques mots afin de justifier ce geste. Bien entendu, il aurait compris qu’il s’agissait là d’une rétribution, certes tardive mais toujours bienvenue, pour ses services de tout à l’heure, néanmoins, quelques mots étaient toujours de mise dans ce genre de cas, du moins le pensait-il. Esquissant un sourire à son tour, devant le compliment, Aidan se fendit d’un petit signe de tête en guise de révérence de remerciement. « Votre générosité et vos compliments sont les bienvenus. Il est toujours bon de savoir que l’on plait aux gens à exercer son talent. » Il était rare que les personnes n’apprécient pas ses histoires, mais, après tout, on était toujours plus heureux de captiver son auditoire que de l’ennuyer fermement…

Observant cette silhouette encapuchonnée alors que l’atmosphère de la taverne était plus chaude que fraiche, le barde se demanda un instant qui pouvait continuer de porter un tel accoutrement en intérieur. Il décida finalement que ce n’était pas son affaire et porta sa chope à ses lèvres pour en boire une gorgée avant de la reposer. « L’histoire de Salandrä la Rodeuse plait presque à coup sûr… Il y a beaucoup de mystères autour d’elle, et, en un sens, c’est excellent pour une histoire. » C’était une vérité. Plus une histoire était parsemée de recoins sombres, plus elle avait de chance de plaire, car elle soulevait des tonnes de questions et une curiosité presque sans limites et, justement, la curiosité était sur quoi jouait principalement un conteur d’histoire car, un auditoire avide de savoir était un auditoire captivé d’office. Il indiqua la place à la table d’un geste de la main. « Si vous voulez vous asseoir, ne vous gênez pas, je n’attends personne en particulier. » L’invitation était un peu « forcée », mais, d’un certain côté, l’inconnue ne semblait pas vouloir partir, sans quoi elle l’aurait déjà fait, alors peut-être qu’elle désirait s’installer, et compte-tenu que les autres tables étaient plus ou moins occupées par des soifards avinés… Cela faisait sans aucun doute de la table du barde, la plus adéquate pour quelqu’un qui voulait rester tranquille, ce qui devait être le cas de celle qui se tenait en face de lui, au vu de l’accoutrement qu’elle portait sur le dos. Mais, en un sens, le mystère qui l’entourait, titillait un peu la curiosité du Djinn, comme si, d’une certaine manière, il était convaincue qu’il y avait vraiment quelque chose derrière ce manteau à capuche, ce sourire et ce ton hautain…



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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Jeu 25 Oct - 18:13


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Le capharnaüm autour de Celindra lui donnait mal au crâne. Tout le monde parlait, buvait, débattait de tout et de rien. Mais les villageois avaient défendre leur point de vue en braillant, et en gesticulant, manquant de crever un oeil aux personnes aux alentours. C'était... décevant.
La race humaine ne méritait pas la vie. Elle n'aurait même pas du exister en ce monde. C'est une race barbare, dénigrant les races pures. Un équilibre existait sur cette terre. Et cet équilibre étaient composé des être de lumière, des êtres de l'ombre, des êtres de la forêts, et des êtres la terre. Les humains eux, ne faisaient aucunement partie de cet équilibre. Il ne faisait qu'aggraver les choses, désirant tout mener sur cet terre, et corrompant les membres de la grande balance de la vie.
Pourtant, la race humaine a amené de nombreuses choses... Des choses bonnes comme mauvaises, qui participait aussi au maintien de l'équilibre. Ils y avaient des hommes de bonne foi, d'autres plus sombres, et d'autres qui ne tenait qu'à eux. Elle sentait que le Barde faisait parti de cette dernière catégorie.

Un félin se trouvait au coté de celui-ci, et la jeune Drow regretta l'absence de SweetDead... Ce dernier était parti chasser, et cela faisait plusieurs jours qu'il n'était pas revenue. Habituée à ses allers et retours, la nécromancienne se sentait toujours un peu seule sans sa présence, mais jamais elle n'avait rechigné. C'était les lois de la nature, et ainsi, jamais elle ne changera cela. Mais son aigle était la seule chose qu'elle possédait, son seul ami, la seule chose qui lui disait qu'elle existait.
Du coin de l'oeil, elle vit son voisin hocher la tête . C'était bien le seul qui avait réussi à attirer l'attention de la Hors-la-Loi, par ses histoires. Pour un talent, c'est était un. Il maniait l'art des mots, et rien que cela l'émerveillait. Il parla ensuite de mystèr mais ... de quoi était-il conçu ? Comme la vie, il était conçu de haut, et de bas... Toujours du coin de l'oeil, Celindra la vit esquisser un mouvement vers le siège se trouvant à ses côtés, et elle ne refusa pas l'invitation du conteur. C'était toujours une place à prendre. Et pour une fois, la compagnie de quelqu'un ne la dérangeait qu'en partie. La Drow n'était pas habituée aux contacts très poussé, mais savait quand même tenir une conversation. De plus, l'auberge étaient remplis d'hommes tous plus pathétiques les uns que les autres. Des hommes vulgaires. Une honte pour la vie. Encore une fois.
S'asseyant avec grâce, elle rabaissa légèrement son capuchon, veillant à ne pas être visible. Seul un très fin sourire était resté sur son visage, et c'était probablement la seule chose visible par le barde. Gardant son éternel sourire énigmatique, la jeune femme posa ses mains sur la table, et joua un temps avec ses ongles, tapotant légèrement la table de celle-ci. Ne commandant rien, la jeune femme restait en face de l'homme sans rien dire. Cependant, ses lèvres bougèrent d'elle-même. « Je suis honorée d'être invitée à votre table. Sachez que votre talent dépasse l'entendement, vous maniez les mots avec grâce, et c'est cela qui est stupéfiant. » Son sourire se transforma en un sourire en coin, et elle reprit la parole, toujours avec assurance. « Mon nom est Celia Styldvar, enchantée ! » Les présentations étaient toujours importantes... Mais elle ne pouvait se permettre de dévoiler son identité. Loin de là. Surtout pas à Brèche.
Croisant ses mains, elle jeta un regard furtif vers le comptoir, et vit deux gardes accoudés. Se mordant la lèvre, la jeune femme reporta bien vite son attention sur l'homme en face d'elle.


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_________________
« Savez-vous ce que ressent un oiseau lorsqu'un chasseur lui tire dessus?
Lorsque son corps percé de mille blessure ne lui répond plus?
Lorsque ses plumes arrachés par des plombs tournoient dans le ciel autour de lui?
Lorsque ses ailes brisée pendent, inutilement ?
Il souffre.
Il souffre... Et il tombe. »


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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Mar 30 Oct - 12:54


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Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Les personnes qui conservaient leur capuchon à l’intérieur d’une taverne n’étaient, généralement, pas des individus forcément recommandable, ou alors, plus principalement, avaient quelque chose à cacher ou ne souhaitaient pas être reconnus. La question pertinente que pouvait se poser le Barde était de savoir quelle était la motivation de son invitée à conserver son identité, ou plus précisément son visage, masquée. Redoutait-elle quelque chose, ou bien quelqu’un, à l’intérieur de cette taverne ? La curiosité était un vilain défaut, assurément, mais, si Aidan n’irait pas jusqu’à poser les questions qui pouvaient lui venir à l’esprit, cela ne l’empêchait pas de jouer de son imagination et de s’inventer des hypothèses. N’était-ce là, pas le meilleur moyen pour inventer une nouvelle histoire ? Tous les évènements du quotidien pouvaient être contés, mais, mieux encore, tous pouvaient servir de déclencheur à l’inventivité pour explorer de nouvelles pistes et en venir avec un nouveau conte qu’il pourrait servir à des clients de taverne souvent très demandeurs. Toutes les histoires n’étaient pas que vérités, et certaines d’entre elles étaient simplement inventées. Dans ce cas, le Djinn prévenait toujours ses auditeurs, afin qu’ils ne s’imaginent pas à tort que le trésor dont il parlait, existait bel et bien. Les histoires imaginaires remportaient de moins francs succès que les légendes mais elles n’en restaient pas moins captivantes lorsqu’elles étaient bien construites et contenaient ce que désirait le public, c’est à dire, principalement, un peu d’action, un peu de sentiments, le tout recouvert d’un filet de magie. Ce n’était pas plus compliqué que ça. Aussi, imaginer l’histoire d’une inconnue au visage encapuchonnée trouvant refuge dans une taverne était une entame plutôt encourageante. Enfin, ce n’était probablement ni le lieu, ni le moment, pour commencer un tel travail narratif et imaginatif. Il avait généralement besoin de calme et de quoi noter. Certaines idées ne devaient pas se perdre en cours de route.

Aquilon n’avait pas bougé d’un iota et semblait fixer à la fois la salle et l’inconnue qui se trouvait face à son compagnon. D’habitude, il ne se gênait pas pour aller quémander quelques gratouilles mais il semblait ne pas vouloir importuner cette femme qui semblait vouloir garder ses distances avec le monde qui l’entourait. Le Barde se fendit d’un sourire tandis qu’elle acceptait sa proposition et s’installa à la table. Il l’observa quelques instants, notamment cette façon de tapoter la table de ses doigts. Etait-ce là un signe de nervosité ? Le silence, si l’on pouvait qualifier cela de silence, s’était installé entre eux deux et Aidan devait admettre qu’il attendait la suite des évènements avec une certaine expectative. Peut-être se sentait-il un peu mal à l’aise avec une personne dont il ne pouvait voir le visage… Elle rompit finalement le vide entre eux en glissant quelques politesses et compliments qu’il accueillit en se fendant d’un nouveau sourire. Il n’y avait aucun honneur à partager la table du barde, du moins autre que celui que les gens s’imaginaient en le faisant. Après tout, comparé à des seigneurs, il ne possédait aucune terre, aucun bien, aucune richesse. Tout juste avait-il ses mots qui lui permettaient de vivre, mais, après tout, avait-il besoin de plus ? Il haussa les épaules. « Le plaisir est pour moi Celia. Aidan, Barde, pour vous servir. » Il inclina la tête pour faire une parodie de révérence. Le félin sur la table miaula pour se rappeler à son compagnon. « J’oubliais de vous présenter Aquilon, qui daigne m’accompagner dans mes pérégrinations. » L’Ocelot darda un regard vers le Djinn, apparemment pas tout à fait satisfait de la présentation mais s’en contenta avant de reposer toute son attention vers cette personne qu’il ne connaissait pas.

La complicité qui régnait entre les deux voyageurs faisait de temps en temps quelques étincelles mais Aidan savait que son petit compagnon faisait davantage de bruit qu’il ne mordait réellement. Il avait un caractère bien trempé et bien à lui, mais, s’il cherchait simplement à ne pas être oublié, il était loin d’être dangereux pour autant. Une chose était certaine, le regard que jeta la jeune femme en direction du bar n’échappa pas au regard du Djinn. Fuyait-elle quelque chose ? A quoi bon rester dans la taverne ? Peut-être pour plus de discrétion… Décidément, cette rencontre là devenait de plus en plus mystérieuse, et donc, en conséquence, intéressante. « Craindriez vous quelque chose ici, pour rester à visage couvert ? » La question s’était enfin révélée, après tout, pourquoi ne pas se laisser aller à la curiosité ? Et puis, il n’avait pas demandé cela sur un ton menaçant, loin de là. Au contraire, le ton avait été particulièrement léger, sur le simple ton de l’interrogation. Il restait à espérer qu’elle ne prendrait pas la mouche et n’essayerait pas de lui planter un couteau en travers de la gorge. Aidan ne connaissait pas beaucoup de personnes qui semblaient craindre les gardes et restaient à couvert pour ne pas qu’on les remarques trop et quelque chose lui disait que cette personne là ne faisait pas que jouer la comédie. Etait-elle dangereuse ? Elle le semblait, au moins plus que tous les autres avinés de cette taverne. Lui ferait-elle du mal ? Il n’en avait aucune idée, en tout cas, il n’avait nullement l’air menaçant, aussi espérait-il que cela suffirait pour la convaincre qu’il ne lui voulait aucun mal.

HJ : Désolé pour le retard, weekend chargé. Smile

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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Jeu 20 Déc - 19:48


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Le bruit d'une choppe posée brutalement sur le comptoir, le rire d'une femme à l'oreille d'un paysan ayant trop bu... Rien n'échappait à la jeune femme, pas même le bruit que les gardes faisaient en marchant... Fixant la table, elle guettait ainsi le moindre mouvement de ces derniers, sans avoir à les regarder. Son ouïe était particulièrement fine, aussi son mal de crâne croissait de plus en plus. Elle dirigea son regard vers son voisin, et un sourire la prit. Elle sentait qu'il n'était pas comme tout le monde, et la Drow sentait une certaine aura lumineuse autour de cet homme. N'osant cependant pas enlever son capuchon face aux gardes. Ce soir, Celindra était plutôt d'une humeur pacifique, sans quoi, elle ne serait jamais allée voir le Barde, à part pour le tuer dans un coin. Lorsque le Barde se présenta, elle répondit par un simple hochement de tête, préférant toujours les gestes à la parole. Présentant son familier, elle baissa une fois de plus les yeux vers l'Ocelot, le défiant légèrement du regard... La jeune femme n'avait jamais confiance en les animaux, car elle-même s'en servait pour trouver des informations sur ses proies ou ses prédateurs.
« Craindriez vous quelque chose ici, pour rester à visage couvert ? »
Celindra haussa un sourcil, cachée justement par son capuchon, et la seule chose visible fut son sourire en coin, d'où sortait une dent pointue. Pas de vampire, loin de là, bien que les rumeurs disaient que la Chevaucheuse de Brume en était une. Non, juste une dent un peu plus pointue que la normale. Dès son plus jeune âge, la jeune Drow avait appris à mâcher et à couper de ses dents les aliments les plus durs, aussi ses dents étaient aussi redoutables que ses ongles et que sa discrétion et son professionnalisme. Se mordit la lèvre, elle hésita à relever doucement son capuchon afin de dévoiler son visage, mais elle avait peur que le dénommé Aidan ne le dénonce ouvertement. C'était certes un barde, mais elle restait une des femmes les plus dangereuse de la Brèche, avec une belle grosse prime à la clé. Si elle était découverte ce soir, elle ne s'en sortirait pas sans verser le sang des gardes de la ville, et sa prime grandirait encore. «Disons que je suis loin d'être la bienvenue à la Brèche...»
Rester mystérieuse sur sa véritable identité était la meilleure chose à faire. Mais rares étaient les personnes peu acceptés à dans cette ville, aussi elle s'attendait à ce que le Barde ne soit pas dupe. Après tout, il était assez intelligent, si elle se fiait à sa première impression sur Aidan. «Aidan, c'est ça? Pourquoi avez-vous opté pour la vie de barde ? Si c'est indiscret, veuillez m'en excuser. » Sa voix était douce, et elle était heureuse. Pourtant, elle avait mal au crâne, et sa vision laissait place à quelques hallucinations de temps à autre. Alors qu'elle clignait des yeux, Aidan était couvert de sang, et quand elle les refermait pour les rouvrir à nouveau, plus rien. Elle avait envie de tuer. Mais pas Aidan. Il lui inspirait légèrement confiance.

HJ : Désolé pour le retard, j'ai été beaucoup débordée....

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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Lun 24 Déc - 12:35


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



La taverne ne se désemplissait pas, malgré la fin de l’histoire, et, comme d’habitude, une bonne partie de la clientèle était restée, commandant une chopine supplémentaire, pour discuter de ce qui avait été dit ou simplement pour continuer ce qui avait été commencé avant l’interruption du barde. C’était aussi pour cela que les taverniers ne rechignaient pas trop à accepter l’un des leurs dans leur bâtiment, ne serait-ce que parce que cela faisait affluer un peu plus de monde que d’habitude et, surtout, parce que cela permettait de les garder plus longtemps et donc, par définition, de faire davantage d’argent. Et puis le barde restait un client comme les autres et payait aussi sa chambre et ce qu’il mangeait ou buvait. Somme toute, c’était presque uniquement des bénéfices assurés, même si le barde n’était pas très doué. En tout cas, il n’y avait aucun risque à prendre, du moins pas de l’ordre financier. Et s’il y avait quelqu’un qui prenait des risques en ce moment, c’était plutôt Aidan qui ne savait pas trop à qui il avait à faire. Bien entendu, le fait d’être dans une taverne pleine de monde et, surtout, visitée par quelques gardes, avait de quoi être rassurant mais n’allait pas jusqu’à lui faire monter à la tête une certaine insolence. Il était conscient que certaines personnes se fichaient bien éperdument d’être en public ou non pour commettre des méfaits et, surtout, certaines personnes recherchées ne reculaient devant rien pour se sortir des griffes d’un potentiel traquenard. Pourtant, la curiosité l’avait tenaillé et poser cette question avait été le plus naturel possible. De toute façon, ce n’était pas dans son intérêt d’attirer l’attention sur elle, il le savait, mais puisque cela allait rester entre eux, il n’y avait aucune raison pour qu’il n’en sache pas plus sur la personne qui se trouvait devant lui.

Le sourire qu’il décela entre les ombres de son capuchon le saisit quelque peu mais il n’en laissa rien montrer. Cette femme était mystérieuse et il était difficile pour le Djinn de réellement pouvoir se sentir en sécurité ou non. Elle semblait capable de passer d’une posture assez inoffensive à une autre, beaucoup plus agressive, sans même qu’il ne puisse le voir venir. La réponse qu’elle lui offrit lui confirma ce qu’il pensait. Elle semblait avoir quelques précédents qui formaient un bagage apparemment dur à porter par ici. Criminelle ? Probablement, même si cela n’était pas trop pour rassurer le barde qui se tenait un peu plus sur ses gardes. Il n’y avait pas de raison de penser qu’elle en avait après lui, mais, après tout, pourquoi pas ? Même s’il ne voyait vraiment pas comment il aurait pu se faire des ennemis. « Ne vous en faites pas, cela restera entre nous. » Il avait dit cela, plutôt serein, prenant une lampée de la chope qui se trouvait devant lui. Si elle ne voulait pas rentrer dans les détails, il ne la forcerait pas à le faire. Si elle était ce qu’il pensait, il comprenait qu’elle veuille garder l’anonymat et l’ombre et il n’avait aucune raison de la pousser à lui révéler des informations qui pouvaient lui faire croire qu’il en avait après elle. Après tout, qu’est-ce qu’un barde pourrait faire avec de telles choses ? Dénoncer ? Peut-être, mais ce n’était pas le genre de la maison. Et puis la délation ce n’était pas bon pour la réputation de toute façon, même lorsqu’on dénonçait les « méchants ». Sa question le désarçonna néanmoins. En effet, peu de gens s’intéressaient véritablement aux raisons qui l’avaient poussé à devenir barde. « Ne vous en faites pas, il y a plus indiscret comme question. » Il eut un petit sourire et sembla réfléchir quelques instants.

« A vrai dire, cela m’est un peu tombé dessus par hasard. » L’histoire de sa vie n’était pas des plus intéressantes et certaines parties étaient particulièrement de sacrés « miracles ». Car sa rencontre avec un Barde n’avait pas été programmée, loin de là. « Il y a de cela plusieurs années, j’ai rencontré un Barde. Il semblait que leur mode de vie convenait plutôt à celle, de voyageur, que je menais à l’époque. Aussi, je me suis laissé tenter, après tout, c’était un moyen de gagner ma vie sans bousculer mes habitudes. » Ce n’était pas plus compliqué que cela, presque une décision égoïste et intéressée, celle de ne pas avoir à mendier de l’argent ou de trouver un métier pour en gagner. Simplement voyager, raconter des histoires et continuer à voyager. « C’était un peu intéressé à l’époque, je l’admets, mais, avec le temps et les histoires, on en vient à apprécier ce que l’on fait, c’est un métier agréable et peu contraignant. » Il était difficile de ne pas apprécier ce métier, mais le fait de « colporter » la vérité était particulièrement appréciable, cela rendait la tâche noble et particulièrement « importante ». Non pas que cela donnait un prestige et une reconnaissance quelconque mais sans les Bardes, il n’y aurait certainement pas autant d’histoires des temps passés encore vivaces dans les souvenirs des gens. Ils étaient la mémoire collective du monde et, grâce à eux, les générations futures se souviendraient encore des frasques et des fresques de leurs aïeux. « Et vous ? Vous avez une occupation ? Ou peut-être ne vaut-il mieux pas en parler ? »


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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Mer 26 Déc - 14:51


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Les gardes semblaient s'attarder indéfiniment dans cette taverne, et l'un d'eux la fixa quelques instants, avant de se détourner d'elle. La jeune Drox n'aurait pas toujours ce coup de chance, et donc, elle commençait à se demander s'il n'était pas temps pour elle de partir. Mais, à sa plus grande surprise, les gardes de Brècheuse partirent de la taverne, et la criminelle lâcha un soupir soulagé, suivi d'un grand sourire. Le Barde devant elle tentait de la rassurer en tentant d'installer un semblant de contrat de confiance. Mais Celindra n'avait pas confiance. Elle était très loin d'avoir confiance. Non, la seule personne à qui elle pourrait donner sa vie, c'était elle-même. Ayant grandi seule, sans aucun soutient à part un sort de sa mère, la Drow avait appris à se défendre, à parler, à marcher en auto-didacte. Alors, elle ne faisait confiance en personne. Car la seule fois où elle s'était rendue dans le monde des hommes, elle s'était fait violée. Non, jamais elle ne ferait confiance en qui que ce soit.

Le Barde lui raconta son histoire, maniant chaque mots avec précision. Celindra aimait se perdre dans les histoires des autres, car elle-même n'en avait pas. Mais il finit par lui retourner la question. Est-ce que son métier était, comme celui d'Aidan, agréable et peu contraignant ? A ses yeux oui. Elle était née pour l'assassinat, bien qu'elle n'ait pas rejoint la guilde appropriée. Etre chasseur de primes, c'est bien. Mais c'est difficile quand notre propre tête est mise à prix. Au yeux de Celindra, le meurtre était son seul talent. Elle savait qu'elle était belle, mais s'en fichait royalement. Elle se savait intelligente, mais la Drow n'exploitait pas son savoir. Elle se savait puissante, et elle n'utilisait qu'une partie de ses pouvoirs à des fins minables. Mais telle était la vie que les dieux lui donnèrent. La Chevaucheuse de Brume n'était en fait, qu'une bonne à rien ? «Je suis chasseuse de prime... Même si parfois, j'aimerais me reconvertir... Seulement, aujourd'hui, je ne peux revenir en arrière. Je suis coincée dans un cercle vicieux.»

Elle releva légèrement son capuchon afin de permettre à Aidan seul de voir son visage. Ses yeux rouges brillaient malgré les ombres données par le capuchon. Ses oreilles pointues n'étaient pas visibles, mais ses cheveux, eux, ressortaient par la clarté environnante. Vampire, comme disait les rumeurs... Mais la vérité, elle , la disait Drow. Elle fixait froidement le Barde, ce qui allait en contradiction avec ses paroles pleines de tristesses. Telle était Noadek, la Chevaucheuse de Brume. Une femme dont les diverses personnalités la rendait indéchiffrable. Mais ce n'était qu'une enfant, en réalité. Elle n'avait que 20 ans en age humain...«Je ne pense pas avoir besoin de me présenter à nouveau...» Celindra Sylvaris était ainsi face à Aidan Akh'Arbas, sans aucune peur. Mais une lame bien cachée dans une de ses manches était prête à jaillir si celui-ci tentait de la dénoncer. Mais un sourire amical apparut ensuite sur le visage de la jeune femme, signe qu'elle était vraiment défaillante. Celindra passa un de ses longs ongles dans ses cheveux argentés, presque tout à fait détendue. Son sourire était amical, mais l'on pouvait sentir une pointe d'amusement. Libre à Aidan d'agir comme bon lui semblait. Mais qu'il fasse ensuite attention à sa gorge.

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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Jeu 27 Déc - 15:19


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Le petit manège qu’elle jouait avec les gardes n’échappait pas vraiment à Aidan. Elle avait peur d’eux, d’une certaine manière, et, de ce qu’il savait à présent, elle redoutait probablement le fait d’être reconnue. Si elle était à ce point recherchée, le Barde avait un peu de souci à se faire, mais, apparemment, elle ne semblait pas belliqueuse au point de lui chercher querelle sans raison. Au contraire, elle était venue vers lui le plus simplement du monde et il n’avait aucune raison de penser qu’elle chercher à s’en prendre à lui. A moins, bien entendu, qu’il ne s’agisse là d’un stratagème quelconque pour endormir sa méfiance et finalement mieux le frapper. Pourtant, le Djinn ne voyait aucune raison pour qu’on tente de le tuer. Certes, son passé n’était pas très glorieux mais il n’avait encore tué personne et ne voyait personne qui pourrait lui en vouloir à ce point. Ce n’était pas comme s’il calomniait des gens à longueur de temps ou racontait de fausses histoires… De toute façon sur ses gardes, il ne voyait quand même pas l’inconnue, car c’était ce qu’elle était toujours, même si elle lui avait offert un nom – probablement faux – pour se présenter, lui sauter dessus sans crier gare. Au pire, elle essayerait peut-être de l’isoler de la masse de la taverne pour une raison ou pour une autre et il se contenterait de refuser poliment pour éviter tout problème de ce côté-là. Dans le même ordre d’idée, Aquilon restait paisible et tranquille, signe non négligeable du fait qu’elle ne semblait pas, encore tout du moins, animée de pulsions meurtrières envers lui. Etait-il nécessaire d’aller chercher aussi loin ? Peut-être était-elle seulement ici pour profiter de la chaleur d’un âtre, de la douceur d’une boisson et de la vie d’une taverne, tout simplement, sans rien de plus compliqué.

Observant les gardes quitter enfin la place, il put sentir que son invitée se détendait rapidement. Certes, il semblait y avoir toujours du danger en lieu et place de chaque personne présente dans la taverne mais sans les hommes armés chargés de la protection de la ville, le Barde aurait pu dire qu’elle aurait presque pu danser la gigue sur la table sans crainte d’être reconnue. Bon, c’était peut-être un peu beaucoup, il s’en doutait, mais, quand même, le soupir qu’elle avait émis suffit à le faire sourire. Tandis qu’il finissait d’exposer son « passé » ou plutôt les raisons qui l’avaient poussé à devenir le conteur qu’il était devenu aujourd’hui, il essaya d’imaginer ce qu’elle pouvait être elle. Avant de satisfaire sa curiosité, il était toujours amusant de chercher à deviner, de trouver la réponse par de petits signes ou de plus gros. Il semblait évident qu’elle ne faisait pas dans le très légal, ou alors, simplement, qu’elle n’avait pas eu de chance et s’était retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Ce n’était pas le plus facile à accepter, mais, hélas, il n’y avait pas grand-chose que l’on pouvait faire contre cela. Quand elle lui répondit, il ne put s’empêcher d’esquisser un petit sourire. « Chasseuse de Primes » ? Il n’aurait pas deviné exactement, mais il n’en était pas loin. Dur métier que celui-là, assurément. Surtout si le chasseur était aussi recherché que ses proies, et, à vue de nez, c’était le cas. « Les cercles vicieux, ça n’existe pas vraiment. Si vous voulez vraiment vous reconvertir, vous saurez trouver le point faible de votre cercle. » Aidan avait dit cela posément, prenant une gorgée de lait de chèvre pour ponctuer sa phrase. Lui-même avait pensé être coincé dans un cercle vicieux mais il avait réussi à s’en sortir. Avec du temps et de l’observation, on arrivait toujours à ses fins, toujours.

Pourtant, dans sa volonté de changer de vie, quelque chose piquait encore la curiosité du Barde. Que voulait-elle devenir ? Si elle abandonnait la chasse aux primes, qu’est-ce qui pouvait bien la motiver ? Rares étaient ceux qui pouvaient réellement faire autre chose après une tel métier… Alors qu’il allait le lui demander, elle le devança et releva un peu son capuchon afin qu’il puisse distinguer ses traits. Avec une légère surprise, il la reconnut. Effectivement, mieux valait que d’autres ne la reconnaissent pas et encore moins les gardes qui venaient de quitter l’auberge. Noadek… Il connaissait son surnom car il avait déjà entendu des rumeurs à son sujet. Laissant filer la surprise de son visage, il eut un petit sourire. « Non en effet, j’ai entendu parler de vous. » Il eut un regard espiègle. « Ce n’était pas vraiment en bien. » En même temps, il s’agissait là plutôt de rumeurs effrayantes à son sujet, la voyant comme une meurtrière sanglante, une histoire à faire peur aux enfants pas sages, en quelques sortes. « Mais je ne suis pas du genre à m’attacher aux rumeurs, je préfère les histoires, vraies de préférence. » Toutefois, mieux valait être sur ses gardes. La menace était réelle avec elle et si elle était là pour lui, il y avait des chances pour que cela puisse mal finir, notamment pour le Barde. Toutefois, tant que cette discussion restait cordiale, il n’y avait aucune raison de s’apeurer non ? Aidan avait croisé différentes personnes au cours de ses voyages et avait appris, souvent à ses dépends, qu’il était inutile de se fier aux apparences, bien trop trompeuses. Elle était une Drow ? Et alors, elle n’incarnait pas le Mal absolu à cause de ses yeux couleur rubis et sa peau sombre.

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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Jeu 10 Jan - 13:32


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Oh, la jeune femme était détendue... Bien plus détendue que d'ordinaire. Car le barde ne l'inquiétait pas le moins du monde... Il n'avait pas l'air du genre à dénoncer qui que ce soit, et ainsi, elle ne fit plus attention à la lame cachée dans sa manche, restant ainsi fixée sur Aidan. Ah, ca, pour être un cas particulier, il en était un! Jamais la jeune Drow n'avait vu d'hommes gentils, elle n'avait croisé que des hommes avides, rudes, et ignobles. Sa vision des hommes était fondée depuis sa majorité. Oh, elle en avait vu psser des tas dans sa forêt, mais aucun n'avait été digne d'intérêt. Femme, enfant, ou hommes, aucun ne l'intéressaient. Ils étaient tous les mêmes. Pourtant, elle était fascinée par celui qui se trouvait devant elle. Elle le considérait avec curiosité. Après tout, Celindra était jeune, et avait vécu jusqu'à sa majorité dans la forêt ... Alors, elle ne savait rien des hommes gentils, qui semblaient ne pas être inquiétés de la présence d'une tueuse en face d'eux. C'en était stupéfiant, et intéressant. Alors, elle ne cessait de détailler le Barde, avec ce regard étonné, et méfiant, tel un animal sauvage. Certes, elle avait peut-être un point faible dans son métier, mais elle ne le voyait pas. Elle était gentille, mais elle était aussi mentalement défaillante, ce qui pouvait la rendre imprévisible. A tout instant, elle pourrait égorger Aidan sans le vouloir, sans même s'en apercevoir, et ensuite réaliser ce qu'elle venait de faire. A tout moment, elle pouvait décider de se jeter sur un passant pour le tuer sans ménagement, sans qu'il ne lui ait adressé un regard.

Le Barde admit la reconnaître, et lui fit part des rumeurs qui couraient à son sujet. Bien sur que personne ne la voyait comme une sainte, mais après tout, c'était l'avidité des humains qui l'avait rendue comme ça. Tout était de leur faute, pas de la sienne. Si la jeune femme repensait régulièrement à ses évènements, la Barde la rendait complètement nostalgique... Ce qui était particulièrement dangereux avec elle. La tête penchée sur le coté, elle avait désormais un regard reflétant ses malheurs passés... Une vraie alouette, la Celindra...

Oh, des histoires vraies? Mais que comptait le Barde alors? C'est cette remarque qui la fit sortir de ses tristesses, et son regard devient bientôt rongé par la souffrance et la haine. Ses histoires de légendes, de femmes, étaient vraies ?
«Sur les faits réels? Je doute que vous vous y intéressez vraiment. Sinon, vous ne conteriez pas les histoires de femmes dont on ne connait que partiellement l'histoire... » Furieuse, elle revoyait tout son passé, défilant devant ses yeux, et ses dents pointues étaient bien visibles... Presque dans un grognement, elle lui cracha à la figure ce qu'elle avait sur le coeur. « Pourquoi ne pas conter les horreurs de la vie, dans ce cas? Celles qui peuvent transformer à tout jamais une personne? Vous ne racontez rien de la pauvreté, de la douleur de la guerre. Vous ne servez qu'à enjoliver la vie pour ceux qui vous écoute. »

A cet instant, sa fureur la transformait en monstre, la rendant méconnaissable face à la Celindra d'il y a quelques instants. Elle ne cessait de regarder le Barde avec ce regard noir, comme s'il était la source de tous ses malheurs. Bien sur que ce n'était pas le cas. C'est pourquoi la tension dans son corps redescendit légèrement, et la jeune femme détourna les yeux de lui quelques instants, ses ongles griffant la table sous la colère. Lorsqu'elle revint sur lui, elle était toujours énervée, mais bien plus calme.

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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Lun 14 Jan - 15:52


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Passer la soirée avec une chasseuse de primes recherchée n’était peut-être pas la chose la plus sûre qu’avait pu faire le Barde ces derniers temps mais elle ne semblait vraiment pas belliqueuse et il paraissait relativement logique de penser qu’il était possible de partager une boisson quelconque avec elle sans qu’elle ne lui saute à la gorge pour une raison ou une autre. Après tout, si elle en avait après lui, elle n’aurait probablement pas attendu aussi longtemps pour mettre un terme à son contrat, ou peut-être attendait-elle toujours qu’ils se retrouvent dans un lieu plus discret comme, par exemple, le couloir qui menait à sa chambre. Loin de la grande salle où ils étaient actuellement, c’était probablement le meilleur endroit pour performer un assassinat en règle. Cette idée ne le rassura pas vraiment, même si, finalement, il n’avait pas besoin de s’inquiéter de quoique ce soit tant qu’elle ne lui demanderait pas si elle pouvait l’accompagner dans sa chambre pour une raison ou pour une autre. Enfin ça paraissait bien peu probable, après tout, elle ne donnait pas l’air d’essayer de le séduire d’une façon ou d’une autre, alors il ne risquait pas grand-chose, ou du moins le pensait-il vraiment, voilà pourquoi il était resté relativement détendu même lorsque la belle Drow s’était révélée d’elle-même. Après tout, il savait se défendre aussi, peut-être pas aussi bien qu’elle savait tuer mais qu’importait, il ne se laisserait pas faire si elle devait tenter d’attenter à sa vie. Tandis qu’elle semblait se perdre dans ses pensées, Aidan avait jeté un œil à l’Ocelot qui se reposait tranquillement sur la table sans véritablement avoir l’air de faire attention à la scène même si le Djinn n’était pas dupe et savait que son compagnon ne les quittait pas des yeux sans en avoir trop l’air.

Puis, sans crier gare, voilà qu’elle éleva quelque peu la voix. Rien qui pouvait tourner tous les regards de la salle sur eux mais lorsqu’il croisa à nouveau son regard, il put remarquer combien il avait changé ? Voilà qu’elle éprouvait de la colère maintenant ? Qu’avait-il pu dire pour la mettre en rogne ? Il attendit patiemment, bien qu’un peu nerveux, que la tempête souffle et finisse par passer. Elle lui reprochait de faire grand cas de la vérité alors que, finalement, il ne faisait que colporter des rumeurs, des faux-semblants. Un « enjoliveur » de la réalité. Voilà un nom qui en disait long et qui n’était pas si loin que ça de la réalité, mais, hélas, ce n’était pas parce que l’on mettait une pointe d’eau de rose par ici et une goutte de bleu-ciel par là que tout devenait irrémédiablement mensonges. Une chose était certaine, le Barde n’était pas certain de souhaiter à qui que ce soit d’énerver vraiment la jeune femme. Ses ennemis devaient passer un sale quart d’heure entre ses mains et mieux valait pour lui essayer de se sortir de ce guêpier avant qu’elle ne finisse par vouloir lui planter une lame en travers de la gorge. Après tout, il ne la connaissait pas vraiment et la voir passer ainsi du calme à la tempête comme certains sautent du coq à l’âne, il y avait de quoi pouvoir regretter un mot de travers. « Il faut un peu enjoliver la vie pour laisser planer un peu d’espoir pour ceux qui en ont besoin. » Il s’était avancé un peu, regardant la Drow dans les yeux. « Mais, si vous me le permettez, vous n’avez entendu qu’une de mes histoires. Je ne compte pas que les pâquerettes et les brises d’été d’un champ verdoyant. »

Il soupira doucement. « La vérité de la réalité n’est pas qu’horreur et cauchemar, mais croyez bien que je connais ses histoires aussi, seulement voilà, ces histoires là, tout le monde les connaît et n’a nul besoin de quelqu’un pour se les remémorer. » Il jeta un regard sur l’assemblée présente dans la salle dont la moitié était déjà complètement saoule. « Voilà pourquoi je me plais à raconter les histoires du passé, chevaleresques, héroïques, aventureuses et merveilleuses. Elles ont aussi leur lot de malheurs, de drames et de tristesses mais mon métier n’est pas d’être un Héraut, conteur de faits. » Il repoussa sa choppe vide vers le bord de la table. « Je suis un Barde. Je suis le récipiendaire des vérités d’autrefois, de celles que les gens oublient si personne ne leur raconte un jour. Et je préfère leur raconter de belles histoires, pour leur inspirer davantage d’honneur, de respect ou de joie, plutôt que de les aider à ressasser leur quotidien douloureux, c’est un fait, mais ne réduisez pas ce que je suis à ce que vous pensez que je suis. » Le ton était resté cordial quoiqu’un peu plus posé, calme et indéfectible que précédemment. Non pas qu’il n’appréciait pas que l’on dénigre son activité de Barde, Aidan n’avait jamais apprécié les personnes un peu trop hâtives à juger les autres. Après tout, elle ne connaissait pas son répertoire de contes et elle serait probablement surprise d’y trouver des histoires qui n’avait pas un mot de joyeuseté en elles, mais, bien entendu, ce n’était pas le genre que l’on racontait souvent au beau milieu d’une taverne. « Tout comme je m’abstiens de vous juger sur ce que les gens disent de vous. Question de politesse et de respect, vous ne croyez pas ? » Il eut un léger sourire et passa une main dans le pelage de l’Ocelot avant de le gratter derrière une oreille tout en ne quittant pas la Drow des yeux.


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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Mer 16 Jan - 23:00


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Une bonne partie des clients de l'auberge étaient saouls, au grand désarroi de la jeune femme. Voilà ce qu'étaient les hommes. Des déchets... Oh, oui, le barde pouvait raconter ce qu'il voulait, mais aux yeux de la jeune femme, il avait tort. Il disait conter pour redonner espoir, mais quand on voyait ce que les autres en faisaient, c'en était grisant. Oh certes, il y avait une certaine magie dans les légendes qu'il contait, mais il cachait aussi la vérité aux autres. Son discours l'énervait plus qu'autre chose, et la jeune femme rageait de plus en plus. Comment osait-il ?

Se levant légèrement, et avec douceur, la jeune femme s'approcha doucement du Barde, un sourire étrange aux lèvres, comme affamée, et amusée. S'approchant toujours un peu plus d'Aidan, elle finit par poser ses lèvres sur celle de celui-ci, avec douceur, et presque avec amour... Mais, car il y avait bel et bien un mais, ce baiser ne servait qu'à camoufler la de son corps la lame qui était à présent placée sous la gorge du pauvre barde, qui n'avait rien demandé. Sans pour autant se détacher de ses lèvres, elle faisait au contraire durer le baiser, amusée par cette situation. La jeune Drow finit par se détacher, se pourléchant les lèvres, son regard brillant d'une lueur vraiment très étrange, voire sadique. Ne retirant pas sa lame de la gorge du jeune homme, Celindra fixait ce dernier dans les yeux, jouant légèrement avec son Kriss, toujours dissimulé. De loin, cette scène ne ressemblait qu'à un simple baiser, et pourtant, il en était tout autre. La Drow s'approcha alors de l'oreille du jeune Barde. "Regardez-moi, Aidan... Je suis ce que les hommes d'ici ont créés. Voyez-vous là dedans une lueur d'espoir, celle que vous apportez en contant vos histoires? Regardez autour de vous... Les Hommes ne retiennent peu de vos histoires. Elles ne leur apprennent rien... Tout le monde connait la tristesse de la vie? Regardez-moi encore une fois, Aidan. Regardez comment ce que vous appelez tristesse de la vie peu transformer une personne? "

Elle fit semblant de le ré-embrasser une nouvelle fois, passant une main derrière sa nuque, mais en fait, elle ne faisait que continuer son discours, haineuse, et une envie de meurtre dans les yeux. Oh, Celindra n'avait pas particulièrement envie de tuer le Barde, mais plutôt tout autre homme présent ici. "Croyez-vous que j'ai choisi cette vie, Aidan? Croyez-vous que j'ai eu le choix de devenir Noadek, une redoutable chasseuse de prime? Pourtant, ce sont ces mêmes hommes qui sont ici qui m'ont transformée. Parce que vos contes ne rappellent pas la dureté de la vie, et qu'elle masque ainsi à toute personne innocente cette dernière. J'étais comme vous, avant. Je voyais dans les contes une vérité, mais j'ai appris à mes dépends que la vie n'est pas comme ça. Pour une jeune femme ayant grandie dans la forêt, croyez-vous que je connaissais la soif des hommes? La violence qui peut en découler?"

Elle ne bougeait pas, et personne ne la regardait, sauf pour leur adresser un regard attendri. Car personne ne se doutait que Noadek était ici, et qu'elle menaçait le Barde à l'aide d'une arme. Cependant, elle attendait qu'il réponde, plus qu'impatiente. Jamais elle ne se doutait qu'elle allait en venir à parler d'elle-même, et désormais, c'était la souffrance qui se reflétait dans son regard. Une souffrance immense, et une solitude extrême. Jamais Celindra n'avait montré ce regard à quiconque... Et pourtant, ce soir, il était là.

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« Savez-vous ce que ressent un oiseau lorsqu'un chasseur lui tire dessus?
Lorsque son corps percé de mille blessure ne lui répond plus?
Lorsque ses plumes arrachés par des plombs tournoient dans le ciel autour de lui?
Lorsque ses ailes brisée pendent, inutilement ?
Il souffre.
Il souffre... Et il tombe. »


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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Sam 19 Jan - 20:30


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Quelque chose faisait penser à Aidan que la suite des évènements n’allait pas être aussi simple qu’il pouvait le penser au premier abord. La jeune Drow – même si jeune était probablement parfaitement relatif étant donné la race dont elle faisait partie – ne semblait pas véritablement être une menace pour lui, du moins pas pour le moment, mais quelque chose lui faisait doucement penser que rien n’était acquis avec certitude. Mieux valait la prendre avec des pincettes pour ne pas risquer de la froisser, pourtant, il n’avait pu s’empêcher d’essayer de lui faire voir la vérité, tout en restant poli et courtois. Cela serait-il suffisant pour calmer ses ardeurs soudaines ? Certaines personnes se seraient contentées d’un « débat » autour d’une choppe, d’autres auraient simplement arrêté la discussion aussi sec sans chercher à approfondir leur point de vue, tellement certains de détenir la vérité, mais la question était de savoir à quelle catégorie elle appartenait, même si, secrètement, le Barde espérait que les choses ne dégénèreraient pas rapidement. Mieux valait parfois passer son chemin et ne pas répondre, mais là, le Djinn n’avait pas pu s’en empêcher. Il n’était pas devenu Barde suite à une quelconque envie ou une certaine Foi, mais, tout de même, il n’aimait pas trop que l’on répande des contre-vérités. Une déformation professionnelle, assurément, et puis c’était toujours désagréable d’être vu comme une sorte d’usurpateur, après tout, il ne faisait rien de mal non ? Ce n’était pas comme s’il courrait après l’argent en racontant de fausses histoires après tout, il se contentait de divertir les gens, des les informer souvent aussi, et c’était eux qui décidaient de le rémunérer ou non, jugeant d’eux-mêmes la qualité de ce qu’il racontait. A bien y penser, il n’avait que rarement raconté d’histoires réellement inventées, préférant de loin les contes d’antan nés d’une vérité lointaine.

Sans se douter de ce qu’elle avait derrière la tête, le Barde regarda son interlocutrice se relever. Quittait-elle la tablée sans un mot de plus ? C’était un comportement plausible mais qui s’effaça bien rapidement lorsqu’elle s’approcha de lui, un sourire étrange sur les lèvres. Allait-elle prendre le risque d’essayer de s’en prendre à lui en public ? Sa main libre s’approcha doucement de la dague qu’il portait à la ceinture en complément de sa hallebarde, qu’il ne portait pas en cet instant. Avant qu’il ait eu le temps de protester ou de dire quoique ce soit, la Drow avait rompu l’espace qui les séparait tous les deux et l’avait … embrassé ?! Surpris, les yeux encore écarquillés tandis qu’il sentait les lèvres de la jeune femme contre les siennes, il sentit ensuite quelque chose de froid se plaquer contre sa gorge. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour comprendre ce qui venait de se passer. Alors qu’elle se séparait enfin de lui – non pas que le baiser fut désagréable, mais la proximité de la lame avait empêché le Djinn d’en « profiter » - maintenant la lame contre sa peau, Aidan se demandait ce qu’elle avait derrière la tête. Il l’observa passer sa langue sur ses lèvres, un peu à la manière d’un chat. L’avait-elle menacée pour qu’il ne réagisse pas pendant le baiser ou le baiser était-il l’excuse pour s’approcher ? Quoiqu’il en fut, avec cette menace métallique sur sa gorge, il lui était difficile de bouger dorénavant. Elle s’approcha de nouveau et lui murmura quelques mots qui lui firent froid dans le dos. Peut-être parce qu’il avait peur de comprendre ce qu’elle entendait véritablement par là. Le Barde ne réagit pas davantage quand elle passa une main dans sa nuque, probablement pour continuer à jouer les apparences car, pour les autres personnes de la pièce, elle devait être simplement entrain de l’embrasser avec passion… S’ils savaient.

Essayant de garder son calme malgré la menace, il attendit qu’elle ait terminé, comprenant à demi-mots qu’elle n’avait pas eu une existence facile mais de là à imputer la responsabilité de ses mésaventures aux contes qu’il avait pu raconter, il y avait un pas qu’elle franchissait un peu trop rapidement à son goût. « Croyez bien que je suis désolé d’entendre que certains ont abusé de vous. » Il déglutit un peu difficilement compte-tenu de ce qui était toujours un peu trop près de sa gorge à son gout. « Mais vous n’êtes pas la seule dans ce cas-là, et, croyez-bien que ce ne sont certainement pas mes histoires qui sont la cause de votre malheur. » Il ne bougeait pas d’un iota. « J’ai également eu une existence pénible du fait de personnes malavisées et malintentionnées. Personne ne choisit sa vie mais tout le monde a le pouvoir d’essayer d’en faire ce qu’il désire. Vous ne voulez pas être Noadek, alors, changez de vie. Devenez celle que vous voulez être. » C’était potentiellement risqué, mais bon, après tout, les gens comme eux avaient le droit de décider de leur route et il n’appartenait qu’à eux de choisir le chemin à arpenter. Elle n’avait qu’à abandonner la chasse aux primes et se retirer quelque part, où, peut-être, elle trouverait davantage la paix. « Votre histoire n’est pas unique. Mais contrairement à mes contes et à mes légendes, vous avez encore la chance de pouvoir en écrire la fin que vous désirez. Réfléchissez à cela. » Les secondes aidant, il avait réussi à se détendre un peu, même si la lame proche l’empêchait d’être complètement certain que sa vie ne se terminerait pas d’ici quelques secondes.

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MessageSujet: Re: Une autre histoire, monsieur le Barde ?   Lun 4 Mar - 17:14


Une autre histoire, monsieur le barde ?

Aidan Akh'Arbas - Celindra Sylvaris



Elle était là, la lame posée sur la gorge d'Aidan, tandis que son regard était teinté de meurtre, le rubis de ses yeux ressortant de son capuchon noir. Elle attendait. Nul sait à par Celindra ce qu'elle-même attendait, probablement un mouvement de travers de la part du Barde? La Drow elle-même n'aurait pas su le dire. Car en écoutant les paroles du Barde, Celindra ne pouvait qu'admettre son tort, et pourtant, ele ne pouvait s'empêcher de réfuter ses dires. La jeune femme avait raison, dans ses pensées corrompues par la souffrance. Elle avait raison de vouloir tuer le Barde, qui lui semblait tout autant coupable que les autres. Et pourtant, elle ne voulait pas le tuer.

Elle voulait, mais elle ne voulait pas. Voilà le dilemme de Celindra. Le regardant, après qu'il ait fini de lui expliquer son point de vue, la jeune femme avait légèrement défailli, mais pas à cause d'Aidan. Non, de sa propre faute. Resserrant l'emprise de sa lame contre la gorge du pauvre Barde n'ayant strictement rien demandé, la jeune femme le regardait, inlassablement, sans même savoir pourquoi.

*Tue-le. Tue-le, comme tu as tué tous les autres... Il ne mérite pas de vivre, il fait partie de ce monde que tu méprise... C'est un barde qui ne veut que ton mal, et qui serait prêt à te tuer, pour cela! Fais-le souffrir montre-lui la hargne d'une Drow en colère. Ton coeur n'est que Ténèbres... Tu sais pertinemment que le sauver ne rimera à rien. Veux-tu que je te rappelle ce jour, où les lames ont pénétrées ton corps, de toutes parts? Veux tu que je te rappelle ce jour, où la sang coulait de ta peau, sans vouloir s'arrêter. C'est moi qui t'ai sauvée Celindra, alors écoute-moi... Tue-le.

Ne le tue pas... Il ne t'a rien fait, Celindra. Il ne mérite pas de mourir, il ne fait que vouloir t'aider. Attrape la main secourable qu'il te tend. Attrape l'espoir qu'il veut t'offrir. Ecoute-le. Sens-le. Ton coeur est loin d'être Ténèbres, il est aussi lumière. Rappelle-toi ce garde, que tu as épargné... Tu n'es pas aussi mauvaise que tu le montres, Sylvaris. Tu le sais. Tu n'as pas été élevée dans le but de tuer, et tu as su te relever seule de ce désastre survenu. Ne le tue pas. Ne fais pas la même erreur que tout les autres... *

Elle regardait toujours Aidan, partagée entre la raison et la folie. Mais son regard ne trahissait rien. Cependant, elle recula sa lame, pour embrasser une nouvelle fois Aidan. Autant finir son manège, et puis, cela était toujours agréable pour elle. La jeune femme l'embrassait sans se détacher de lui, sa lame désormais rangée dans sa manche. Mais son regard lui, n'avait pas changé. Il restait meurtrier, et aussi froid que de la pierre.

Adieu, Aidan.

Se détachant enfin de lui, tout en le regardant avec un petit sourire, elle se retourna. D'un mouvement de cape, elle disparu. Ce n'était seulement qu'une diversion visuelle, bien entendue, elle n'avait pas disparu comme ça. Elle était seulement experte en discrétion et en fuite, justement. Sortant de la taverne, elle se promit de ne pas y remettre les pieds avant longtemps, et marchant dans les rues en quête sans but. Des gardes finirent par l'apercevoir, et elle sortit très vite de la ville, les semant comme elle pouvait. Si elle avait su que rencontrer un barde lui aurait donné de grandes questions auxquelles elles devraient bientôt répondre, elle ne serait jamais venu lui parler. Mais Celindra n'avait pas pu résister. Le destin ?

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Il souffre.
Il souffre... Et il tombe. »


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